Le rosier en détails

Les rosiers sont des arbustes ou arbrisseaux sarmenteux, cultivés ou sauvages, dont les tiges garnies d’aiguillons portent des feuilles dentelées ainsi que des fleurs plus ou moins odorantes aux couleurs diverses, les roses. Le Roiser appartient au genre Rosa de la famille des Rosaceae, il est originaire des régions tempérées de l’hémisphère nord.

La classification botanique des rosiers indigènes accorde au genre Rosa 150 espèces… Mais au fil du temps, des croisements naturels et spontanés se sont produits et ont créé de nombreux hybrides. De plus, les hommes sont intervenus à partir du XIXème siècle : les espèces et les hybrides naturels ont été utilisés pour obtenir encore de nouvelles variétés, appelées cultivars (pour cultivated varieties). Aujourd’hui, il existe de nombreuses espèces de rosiers… et plusieurs milliers de variétés !

Ces arbustes parfois palissés figurent dans la plupart des jardins tant ils sont appréciés pour leur floribondité et la mise raffinée de leurs fleurs. Vous en trouverez de toutes sortes, capables, entre autres d’égayer les massifs ensoleillés, d’habiller une façade ou de former des haies fleuries.

Les variétés de rosiers

De nouvelles variétés apparaissent tous les ans pendant que d’autres disparaissent. Il est impossible de toutes les décrire. Repérez au moment de la floraison les variétés qui vous plaisent, et achetez-les ensuite à la bonne saison. Visitez également les roseraies pour faire votre choix.

Il existe différents type de rosiers :

  • les rosiers arbustifs ou de paysage à utiliser dans les haies, en fond de massif ou isolé dans la pelouse – jusqu’à 4 m de hauteur
  • les rosiers buisson à fleurs groupées à utiliser pour les bordures ou les massifs – 50 à 80 cm
  • les rosiers buisson à grandes fleurs à utiliser dans les massifs et surtout pour les fleurs coupées – environ 1.20 m
  • les rosiers couvre-sol à utiliser comme leur nom l’indique, sur un talus ou un muret – 60 cm de hauteur mais s’étalent juqu’à 2 m
  • les rosiers miniatures à utiliser dans les rocailles, en bordure, en pot, en bac ou devant un massif – 40 cm
  • les rosiers polyantha à utiliser pour les bordures ou les massifs – 50 à 80 cm
  • les rosiers sarmenteux ou grimpants à utiliser sur un arbre mort, une tonnelle ou un mur – jusqu’à 4 m
  • les rosiers anciens qui sont les ancêtres de nos rosiers modernes actuels, sont à utiliser dans les massifs – de 1 m à 1.50 m

Vous connaissez certainement quelques grands noms d’obtenteurs comme Meilland, Kordes, Dickson, Delbard, Dickson, … qui se sont fait une spécialité dans l’obtention de variétés nouvelles.
Il y a deux catégories de floraison, les rosiers remontants qui fleurissent de mai aux gelées, c’est le cas des buissons, grimpants à grosses fleurs, et les rosiers non remontants qui fleurissent qu’une seule fois mais qui produisent une floraison abondante, c’est le cas des grimpants à petites fleurs par exemple.

L’entretien des rosiers

Les rosiers ont besoin d’engrais spécifiques pour se développer correctement. Utilisez un engrais adapté, au printemps, puis à la fin de l’été pour une remontée de la floraison. Sans engrais, les rosiers ne se développent pas correctement et restent chétifs.

Les rosiers ont également besoin d’eau, donc ne les oubliez pas et adaptez vos arrosages en fonction de votre terrain.

Pour permettre une remontée de la floraison, il est nécessaire de retirer les fleurs fanées au fur et à mesure. Quand les fleurs sont groupées, supprimez le bouquet complet de fleurs. La coupe se fait sous la deuxième feuille ou au-dessus d’une nouvelle pousse.

Entretenez vos rosiers en binant autour des pieds pour casser la croûte et supprimer les mauvaises herbes qui leurs font concurrence. L’été, vous pouvez disposer un paillage pour que le sol conserve un peu d’humidité et cela limitera également la pousse des mauvaises herbes.

Supprimez les gourmands qui apparaissent, ils présentent des pousses de couleur plus claire et des feuilles différentes et de plus petites tailles. Ils se développent à partir des porte-greffes des rosiers et finissent par épuiser la plante si on les laisse se développer.

Pourquoi les feuilles de mon rosier jaunissent ?

Le rosier est en fait assez peu exigeant sur la qualité du sol. Il redoute surtout les extrêmes comme un sol trop calcaire. Dans ce cas, les feuilles jaunissent (chlorose), il reste rabougris, il fleurit mal et il finit par disparaître !

Dans un sol trop compact, c’est guère mieux, les racines s’asphyxient. Trop léger, il va manquer d’eau.

Comment bouturer un rosier ?

Le bouturage réussit très facilement, même sur des fleurs coupées que l’on vous a offert. Attention, vous ne pouvez pas multiplier toutefois certains rosiers qui sont protégés par leurs créateurs. Ceci étant dit, prélevez un rameau d’une vingtaine de centimètres sans fleurs au mois de septembre-octobre et installez-le dans un terreau frais au chaud et à la lumière. En 2-3 semaines, vous pourrez observer des racines à la base de la tige, repiquez-le alors en pot ou en place.

Faut-il protéger les rosier pendant l’hiver ?

Le rosier est une plante rustique, cependant il est préférable de butter d’une vingtaine de centimètres le pied et protéger ainsi le point de greffe (renflement à base de la tige). De fortes gelées sont toujours à craindre. Vous débuterez vos pieds de rosiers au printemps.

Comment semer des graines de rosier ?

En laissant quelques fleurs fanées, vous pourrez récupérer des graines et creer une nouvelle variété de rosier ( C’est ainsi que procède les grands de la nom de la rose pour produire de nouvelles variétés ).

Conservez-les au frais et au sec ( le frigo par exemple ), jusqu’au début du printemps. Faites votre semis en mars-avril, la germination prend environ un mois. Une fois que votre plante a produit quelques feuilles, vous pouvez la repiquer en pot ou en place.

Qu’est-ce qu’une rose inerme ?

C’est une rose sans épine.

Le saviez-vous ?

Le matin les grosses fleurs en coupe jaune de ‘Golden Celebration’ (‘Ausgold’) exhalent une nette fragrance de thé au citron. Sous l’effet du soleil, le parfum évolue vers une odeur sucrée de Sauternes avec des notes de fraise, tandis qu’en fin de journée, on découvrira assez distinctement la mûre. Il en est de même pour ‘Mme Alfred Carrière’ qui commence par un doux parfum de rose ancienne enrichi de litchi, évolue avec des notes citronnées et même de pamplemousse, pour finir avec la mûre tendant vers le fruit confit.